Les violences en Thaïlande inquiètent la communauté internationale

A Bangkok, la presse locale évoque de simples "scènes de désordre", selon la formule du quotidien anglophone Bangkok Post. Ce journal, proche du pouvoir thaïlandais, est cité, jeudi 20 mai, dans une traduction de Courrier International.

La situation à Bangkok restait confuse, jeudi 20 mai, après la reddition des "chemises rouges".

Le quartier occupé par ces rebelles, dans le centre de la capitale du royaume thaï, a été attaqué par l’armée régulière. Cette opération militaire ne signifie pas pour autant la fin des violences, selon une synthèse de l’agence de presse AP, publiée le 19 mai au soir.

Depuis le début de la crise, le gouvernement thaïlandais invite la communauté internationale à considérer la situation du pays comme une affaire intérieure.

Les combats n’ont pas seulement touché la capitale, Bangkok. Le couvre-feu est instauré dans 23 provinces du nord du pays. Le timide retour au calme était évoqué par BFM TV, quelques heures seulement après l’assaut des troupes militaires dans la capitale thaïlandaise.

Aux Etats-Unis, le site diplomatique CFR (Council on Foreign Relations) évoque un risque majeur de guerre civile, dans ce pays à peine grand comme la France. Fondé en 1921, le CFR est un organisme de réflexion et de promotion du rôle de l’Amérique dans le monde, qui réunit des experts internationaux affichés comme indépendants.

Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, se déclare "préoccupé par l’escalade de la violence et les pertes en vie humaine", souligne le correspondant de RFI à Bangkok.

Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a adressé, mercredi 19 mai, ses condoléances aux victimes des violences. Le communiqué officiel de l’assemblée européenne appelle les Thaïlandais à la "réconciliation nationale". Jerzy Buzek a souligné la mort d’un journaliste italien qui nous rappelle "les risques encourus par les représentants des médias à travers le monde pour s’efforcer de nous livrer des informations justes et libres".

Les ambassades occidentales conseillent à leurs ressortissants d’éviter la Thaïlande. L’ambassade française à Bangkok précise que les touristes peuvent voyager normalement dans les régions du sud thaïlandais.

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